| |
| 1 Politique
sociale |
| |
| La loi applicable au contrat de travail international |
Le contrat de travail va être régi, le plus souvent, par la loi du lieu d’exécution habituel du contrat.
Il est néanmoins possible que les parties choisissent une autre loi applicable au contrat de travail. Ce choix ne peut toutefois priver le travailleur des dispositions impératives de la loi du lieu d’exécution habituel du contrat : les périodes maximales de travail et les périodes minimales de repos, la durée minimale des congés annuels payés, les taux de salaire minimal, les conditions de mise à dispositions des travailleurs, la sécurité, la santé et l’hygiène au travail, mesures protectrices applicables aux conditions de travail et d’emploi des femmes enceintes et des femmes venant d’accoucher, des enfants et des jeunes ainsi que l’égalité de traitement entre hommes et femmes. Cette loi est également applicable à défaut de choix.
|
| |
| L'emploi des salariés ressortissant des nouveaux Etats membres de l'UE, à l'exception de Chypre et de Malte – les conditions, le contrat de travail, la sécurité sociale |
Une personne d’origine étrangère peut être recrutée directement par l’entreprise française sous contrat de travail français. Une telle personne doit être munie d’un titre de séjour et d’une autorisation de travail que l’employeur doit obtenir auprès des autorités compétentes. Ce régime résulte du fait que la France a instauré un régime transitoire qui restreint la libre circulation des travailleurs salariés provenant des pays mentionnés ci-dessus. Le régime de la sécurité sociale est le régime français.
Contrairement à la libre circulation des travailleurs, la libre circulation des services est complète et par conséquent, un salarié ressortissant d'un des nouveaux pays de l'UE peut être détaché dans le cadre de contrat de prestation de services ainsi que dans les opérations de travail temporaire transfrontalières (intérim). Le détachement ne peut être que temporaire – un an avec la possibilité de prolongement d'un an. Le contrat de travail initial est maintenu mais les lois de police françaises en matière des conditions de travail (le SMIC, la durée de travail etc.), s’appliquent à tous les salariés exerçant le contrat de travail, même temporairement, sur le territoire français. Le régime de sécurité sociale est le régime du pays d’origine.
|
| |
| Comment calculer, au titre du régime général,
la pension retraite d’une personne qui a travaillé dans
plusieurs pays de l’Union européenne ? |
| |
Dans chaque pays où le
travailleur a cotisé, son registre est conservé jusqu'à l'âge
où la personne peut demander sa retraite. Les droits acquis
sont protégés et chaque pays servira une pension correspondant
aux périodes d'assurances qui ont été accomplies.
Pour le calcul de la pension, une double opération est effectuée.
Elle consiste à comparer :
- Le montant de la pension calculée uniquement en fonction
de la seule carrière en France
- et un second calcul appelé pension communautaire qui prend
en compte toutes les activités dans les pays de l'Espace Economique
Européen.
Le retraité recevra le montant le plus élevé.
|
| Quel est le régime applicable pour un contrat de travail passé entre
une entreprise belge et un citoyen français ? |
| |
| Un contrat de travail signé avec
une société belge qui souhaite embaucher un ressortissant
français, sera librement négocié dans le cadre du
droit français. Le lieu de travail restant la France le contrat
est soumis à la réglementation française en terme
de droit du travail.
La forme du contrat de travail la plus utilisée est le contrat à durée
indéterminée (CDI). Le contrat est généralement écrit
et doit être rédigé en français. Les clauses
du contrat sont en principe librement fixées par les parties
mais elles ne doivent pas contrevenir au Code du Travail ou à la
Convention Collective applicable à l’entreprise.
Le contrat de travail doit impérativement mentionner la rémunération
et les fonctions du salarié, la durée et le lieu de travail.
Il peut prévoir une période d’essai. La rémunération
doit être au moins égale au montant minimal prévu
par la convention collective applicable et au Salaire Minimum Interprofessionnel
de Croissance (SMIC). Elle peut être complétée
par des avantages en nature et un système d’intéressement.
En ce qui concerne la protection sociale, l’employé est
soumis au régime français. La société belge
devra s'acquitter des charges sociales françaises auprès
de l'URSSAF. L’embauche de chaque salarié impose d’effectuer
avant leur prise de fonction effective une déclaration unique
d’embauche (DUE) adressée à l’URSSAF du lieu
d’implantation de l’entreprise. La déclaration peut être
effectuée par voie électronique. L’URSSAF procède, à partir
de la DUE, à toutes les formalités nécessaires
comme l’affiliation du salarié à la sécurité sociale,
au régime d’assurance chômage, etc. Les nouveaux
salariés sont soumis à une visite médicale obligatoire.
Il est possible que le salarié effectue les formalités à la
place de l'entreprise.
Pour obtenir les formulaires à remplir auprès de l'URSSAF,
ils sont téléchargeables sur Internet à l'adresse
suivante : http://www.urssaf.fr
|
|
|
| 2 Délais
de paiement |
| |
Est-il obligatoire de faire référence à la
directive 2000/35 dans un contrat ? |
| |
La directive 2000/35 tend à lutter
contre les retards de paiements au sein du marché unique. Ce texte
a été transposé en droit français par la
loi 2001-420.
Entre co-contractants, il n'est pas obligatoire de faire référence à la
directive 2000/35 dans un contrat. Les contractants sont libres de prévoir
au sein du contrat des dispositions propres quant aux délais de
paiements et aux intérêts de retards. Les dispositions de
la directive ne viendront à s'appliquer uniquement que lorsque
rien n'est prévu au contrat et qu'il y a litige entre les parties.
|
| |
Comment recouvrir une créance auprès d'un client
allemand ? |
| |
| Afin de lutter contre les délais
de paiements trop longs au sein du marché unique les instances
communautaires ont adopté une directive (directive 2000/35) qui
tend à lutter contre ces retards. Ce texte a été transposé en
droit français par la loi 2001-420.
Ce texte s'applique à toutes les transactions commerciales
si rien n'est prévu au contrat. Ce texte traite de trois aspects
essentiels :
- les intérêts pour les retards de paiement
- les procédures de recouvrement
- la réserve de propriété
En ce qui concerne le recouvrement d'une créance en Allemagne.
Le créancier a à sa disposition plusieurs procédures.
La plus rapide et la plus souple est une procédure proche de
la procédure d'injonction de payer française. Le délai
pour obtenir un titre exécutoire est de 6 à 8 semaines.
La demande doit être faite auprès du tribunal compétent
en Allemagne. Pour les entreprises qui n'ont pas leur siège
en Allemagne, le tribunal compétent sera le Amtsgericht Schöneberg à Berlin.
L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire mais est fortement conseillée.
Afin de vous faire représenter en Allemagne, il est conseillé de
prendre contact avec le réseau Eurojuris. Ce réseau permettra
d'entrer en contact avec un avocat allemand qui fera les démarches
pour votre compte.
Quant aux intérêts de retards, ils sont exigibles de
plein droit à l'expiration du 30ème jour suivant la date
de réception des marchandises ou d'exécution de la prestation.
Le taux applicable est le taux contractuel ou le taux d'intérêt
de la banque centrale européenne majoré de 7 points.
|
| |
|
|
| 3 TVA
intracommunautaire |
| |
Comment facturer la TVA pour le montage d'une machine au Royaume-Uni ? |
En matière de prestation de service, le principe général de taxation est celui de la taxation dans le pays où le prestataire a établi le siège de son activité économique ou tout du moins un établissement stable grâce auquel la prestation est rendue. Or, deux types de prestations dérogent à ce principe : les prestations matériellement localisables et les prestations immatérielles.
Le montage d'une machine au Royaume-Uni est le cas d'une prestation de service matériellement localisable. Le critère de taxation devient le lieu de localisation du bien meuble. Par conséquent, la facture est établie TTC au taux de TVA anglais.
|
| |
Quelle est la TVA applicable aux ventes de biens via un site Internet ? |
Pour la vente de biens, l'entreprise est redevable de la TVA française dans deux cas. Premièrement, lorsque la livraison a lieu sur le territoire français. Et deuxièmement, lorsque la livraison est effectuée en faveur d'un particulier sur le territoire d'un Etat membre de l'Union européenne et que le montant annuel hors taxes des livraisons réalisées à destination de l'Etat dans lequel est situé le client ne dépasse pas un seuil compris entre 35000 et 100000 euros suivant les Etats.
Quand le seuil est dépassé au cours de l'année civile en cours ou précédente, la livraison est taxable dans le pays d'arrivée des biens. Le vendeur doit alors s'y faire identifier afin d'accomplir toutes les formalités déclaratives. Il devra délivrer au client une facture comprenant les mentions requises localement. Quand le seuil n'est pas dépassé, la livraison est taxable dans le pays de départ. Le vendeur doit obligatoirement délivrer une facture à son client conforme à la réglementation de l'Etat de départ.
A l'inverse l'entreprise est exonérée de la TVA dans deux situations. Premièrement, pour les ventes au sein de l'Union effectuées en faveur des entreprises disposant d'un numéro de TVA intracommunautaire et ne bénéficiant pas d'un régime dérogatoire. Le vendeur doit faire figurer sur la facture délivrée à son client le numéro d'identification à la TVA du client et le sien ainsi qu'une mention justifiant l'exonération de la TVA "exonération de TVA française en application des dispositions de l'art 262 ter I du CGI". Et deuxièmement, pour les exonérations effectuées vers un pays tiers. L'entreprise pourra justifier de cette exonération en produisant notamment le Document Administratif Unique (DAU) délivré lors du passage en douanes. |
| |
Problème de facturation de TVA pour des produits commercialisés
par une entreprise française mais fabriqués et livrés
en Belgique. |
| |
| Une société française
commercialise des produits fabriqués par un fournisseur belge.
Ces produits sont ensuite directement acheminés vers les clients
belges. Les produits ne quittent pas le territoire belge. Se pose donc
le problème de la facturation de la TVA.
Le fournisseur belge doit-il facturer la TVA ?
Ces opérations entrent dans le cadre des acquisitions intracommunautaires.
A ce titre, le fournisseur ne doit pas vous facturer de TVA. En effet,
dans le cas d'une acquisition intracommunautaire entre deux assujettis à la
TVA, la facture doit être établie hors taxe par le vendeur.
La société doit-elle facturer la TVA à ses
clients belges ?
La marchandise est revendue à un autre assujetti en Belgique,
la facture doit être établie hors taxe. C'est le client
qui auto-liquide la TVA en Belgique. Il est important de mentionner
sur les factures "TVA à acquitter par le co-contractant".
Quels textes européens sont applicables ?
Le texte de référence est la directive 77/388 ainsi
que l'article 269 du Code français général des
impôts. Par ailleurs, la directive 77/388 a bien été modifiée
en 2002 mais ces modifications concernent la représentation
fiscale et n'entrent pas en compte dans le cas présent.
|
| |
Facturation de la TVA dans un contrat de location |
| |
| Une entreprise française a pour projet
de passer un contrat de location avec une entreprise italienne pour la
mise à disposition d'une machine. Se pose donc la question du
paiement de la TVA.
La location de matériels entre dans le cadre général
des prestations de services. Au regard de la TVA, ces prestations obéissent à des
règles particulières. La taxation dépend de la
localisation de la prestation.
Pour les prestations de services, la règle générale
est la suivante : la taxation a lieu dans la pays où le prestataire
a établi le siège social de son activité. Si le
siège social du prestataire est en Italie, l'imposition se fera
en Italie.
Or il existe des exceptions à ce principe :
pour les "prestations matériellement localisables" et
pour les "prestations immatérielles".
Pour les prestations immatérielles, elles sont soumises à la
TVA en France si le preneur de la prestation est un assujetti à la
TVA en France, quel que soit le lieu d'établissement du prestataire
de service. Ce qui signifie que le prestataire européen facture
HT et le preneur assujetti en France auto liquide la taxe sur sa déclaration
fiscale. Le prestataire indiquera sur la facture "TVA due par
le preneur".
La location de matériels entre dans le champs d'application
des prestations immatérielles. Dans votre cas, l'entreprise
italienne doit facturer HT, charge à l’entreprise française
d'auto liquider la TVA sur sa déclaration.
Par ailleurs et à titre d'information, si une entreprise veut
récupérer de la TVA en Italie, la demande doit être
introduite auprès de l'organisme suivant:
Ufficio IVA di Roma - IV Reparto Rimborsi
Via Canton 10- Zona Torino
00144 Rome – Italie
|
| |
Facturation de la TVA dans le cadre d'une acquisition intracommunautaire
pour une entreprise micro BIC. |
| |
| Une entreprise micro BIC, n’est pas assujettie à la
TVA. En effet, ce statut assimile l’entreprise à un particulier.
Dans le cas d'une acquisition communautaire (achat de marchandises dans
un autre pays de l'Union européenne), la facture sera donc établie
TTC avec la TVA du pays du vendeur. |
| |
|
|
| 4 Emballages |
| |
Emballage : le mode d'emploi d'un produit alimentaire est-il obligatoire ? |
Les règles applicables au mode d'emploi d'un produit font partie des règles concernant l'étiquetage des produits alimentaires.
Le mode d'emploi est obligatoire lorsque son omission ne permet pas de faire un usage approprié de la denrée et des conditions particulières d'utilisation, notamment les précautions d'emploi.
Tous les produits qui impliquent une préparation avant consommation doivent avoir un mode d'emploi clair et rédigé en français pour le marché français. Il n'est pas nécessaire que le mode d'emploi soit un document séparé. Il peut figurer sur le paquet lui-même.
|
| |
Cosmétiques, quelle information pour le consommateur
? |
| |
Sur les produits cosmétiques, il
existe une réglementation européenne précise sur
la composition des produits et l'information à fournir aux consommateurs.
Concernant le volume minimum autorisé à la vente, les
entreprises doivent se reporter aux règles applicables en matière
d'échantillon. (art L121-35 du code de la consommation et le
décret 77-469.
|
|
|
| 5 Marquage CE |
| |
Une machine destinée au secteur militaire doit-elle être
marquée CE ? |
| |
| Le produit doit respecter les exigences essentielles
de plusieurs directives : machine, comptabilité électromagnétique
et basse tension. Or, en l'espèce, le produit était un
produit militaire et donc il n'y avait pas d'obligation de marquage CE. |
| |
Portails coulissants : quelle législation applicable
? |
| |
| Concernant la législation, ce produit
doit être conforme aux exigences de la directive "Produits
de construction" et de la directive "machines". Sur l'aspect
normatif, il existe un projet de norme sur les portails automatiques.
Il existe également un site sur les produits de construction : www.dpcnet.org |
| |
Classification d'un spray anti-ronflement dans le cadre des
dispositifs médicaux. |
| |
Ce type de produit est un dispositif médical
de classe 2A. Le marquage CE passe par une auto-déclaration
accompagnée d'un système complet de qualité. Si
l’entreprise souhaite passer par un organisme notifié,
le G-Med est l'organisme français habilité à délivrer
le marquage CE.
Cet organisme, en tant qu'organisme notifié (0459) au titre
des directives européennes "Dispositifs médicaux" 90/385/CEE,
93/42/CEE et 98/79/CEE :
- donne un avis d'expert pour la classification des dispositifs et
la procédure à suivre;
- délivre les attestations nécessaires au marquage
CE;
- réalise les examens CE de la conception;
- réalise les examens CE de type;
- effectue les essais de conformité aux normes européennes
harmonisées et autres;
- effectue les audits du système qualité selon les
annexes des directives;
- procède à l'évaluation des données
cliniques en relation avec des experts issus du monde hospitalier;
- enregistre les certificats CE dans la base de données européenne
EUDAMED.
|
| |
Législation relative aux dispositifs médicaux
: l'entreprise pose la question de la classification de ses produits. |
| |
| Pour la classification des produits, il vous
faut vous reporter à l'annexe IX de la directive 93/42. Cette
classification distingue les dispositifs invasifs, les dispositifs implantables,
actif ou non actifs etc … Les procédures de marquage CE
dépendent de la classification.
De plus, sauf pour certains dispositifs de la classe I, vous devez
passer par un organisme notifié pour faire certifier le produit.
La liste des organismes notifiés est publiée par la Commission
européenne. Le seul organisme notifié français
est le G-Med (33 avenue du Général Leclerc – 92260
Fontenay aux Roses)
|
|
|
| 6 Acquis communautaire |
| |
Acquis communautaire : la législation communautaire relative à la libre circulation des travailleurs est-t-elle applicable en Suisse ? |
Les États dans lesquels le travailleur peut se prévaloir des dispositions des règlements communautaires sont les États membres de l'Union européenne, les trois États membres de l'Espace économique européen : l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège ainsi que la Suisse, conformément à l'annexe I de l'accord sur la libre circulation des personnes faisant partie des sept accords conclus entre l'Union européenne et la Suisse publié par décision du Conseil et de la Commission du 4 avril 2002.
Au regard de cet accord avec la Suisse, il est possible d'embaucher un salarié suisse comme un ressortissant communautaire. Il n'est pas nécessaire de demander une autorisation préalable à l'embauche. |
| |
La réglementation sur les produits dangereux est-elle
applicable dans les Pays Europe Centrale et Orientale ? |
| |
Au niveau européen, la réglementation
relative à l'amiante concerne deux domaines particuliers :
- une directive 1999/77 relative au rapprochement des législations
nationales relatives à la limitation de la mise sur le marché et
de l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses
- une directive 83/447 relative à la protection des travailleurs
contre les risques liés à une exposition à l'amiante.
La République Tchèque, candidate à l'adhésion,
est dans l'obligation d'intégrer ce que l'on appelle l'"acquis
communautaire" c'est-à-dire la législation européenne
au sein de sa propre réglementation.
Où en est-elle ?
Dans le cadre d'un rapport publié le 9 octobre 2002, la Commission
européenne indique que la république Tchèque a
adopté, an matière de santé et de sécurité au
travail, plusieurs arrêtés pour mettre en œuvre l'acquis
communautaire. En ce qui concerne le droit du travail, la totalité de
l'acquis a été intégralement transposée.
(chapitre : affaires sociales et emploi)
Au niveau de la sécurité des produits, une loi tchèque
de 2001 obligent les producteurs et les distributeurs de garantir que
les marchandises introduites sur le marché sont saines. Cette
loi prévoit également des structures d'identification
des produits dangereux. (chapitre : protection des consommateurs et
de la santé)
|
| |
La réglementation sur les produits dangereux est-elle
applicable dans les Pays Europe Centrale et Orientale ? |
| |
Au niveau européen, la réglementation
relative à l'amiante concerne deux domaines particuliers :
- une directive 1999/77 relative au rapprochement des législations
nationales relatives à la limitation de la mise sur le marché et
de l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses
- une directive 83/447 relative à la protection des travailleurs
contre les risques liés à une exposition à l'amiante.
La Hongrie, candidate à l'adhésion, est dans l'obligation
d'intégrer ce que l'on appelle l'"acquis communautaire" c'est-à-dire
la législation européenne au sein de sa propre réglementation.
Où en est-elle ?
Dans le cadre d'un rapport publié le 9 octobre 2002, la Commission
européenne indique que la Hongrie a réalisé beaucoup
de progrès, en matière de santé et de sécurité au
travail. La quasi-totalité de l'acquis communautaire a été transposée.
Cependant ces nouvelles dispositions n'entreront en vigueur qu'au moment
de l'adhésion de ce pays à l'UE, c’est-à-dire
au 1er mai 2004.(chapitre : affaires sociales et emploi)
|
|
|
| 5 Détachement
de salariés |
| |
Une entreprise espagnole doit-elle avoir un établissement en France pour faire une prestation de service en France ? |
Une entreprise espagnole qui fait une prestation de service en France n'a pas besoin d'avoir un établissement en France. Elle peut détacher des salariés espagnols en France qui restent soumis à la législation espagnole mais les règles sociales minimales françaises s’appliquent au salarié détaché si elles sont plus favorables que celle du pays d’origine. Si l'entreprise espagnole embauche des salariés français, ils seront soumis à la législation française même si l'employeur est localisé en Espagne. |
| |
Quel est le régime des salariés roumains détachés temporairement en France dans le cadre d'une prestation de service dans le domaine de la construction? |
Le détachement des salariés roumains en France est régi par la loi française, la réglementation européenne n'étant pas applicable car la Roumanie ne fait pas partie de l'UE. Les règles applicables au détachement figurent aux articles L 341-5 et D 341-5 à D 341-5-15 du code de travail.
Le contrat de travail initial est maintenu mais les règles françaises de l'ordre public (le SMIC, les congés payés, le repos, les 35 heures etc.) s'appliquent comme s'il s'agissait d'un salarié français. Les salariés détachés sont maintenus sous la protection sociale de leur pays d'origine (décret n° 78-299 du 24 février 1978 portant publication de la convention sur la sécurité sociale entre la France et la Roumanie). Les salariés détachés doivent être munis d'une autorisation de travail.
|
| |
A partir de quand un travailleur détaché est-il
imposable au Royaume-Uni ? |
| |
Les personnes conservant leur
domicile fiscal en France sont en principe imposables en France sur
l'ensemble de leurs revenus mondiaux (y compris à la CSG et à la
CRDS). Cependant les salariés fiscalement domiciliés
en France mais détachés à l'étranger par
un employeur établi en France peuvent bénéficier
de mesures exonérant en partie ou totalement leurs salaires.
L'exonération
totale
Les salaires versés pour rémunérer l'activité à l'étranger
sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu
en France
- s'ils sont soumis à l'étranger à un impôt
sur le revenu égal au moins au deux tiers de
l'impôt auquel il seraient soumis en France;
ou
- si ces salaires sont versés pour rémunérer
une activité ayant duré plus de 183 jours (période
dans laquelle sont inclus les congés payés, les congés
maladie ou accident du travail, les récupérations de
congés) sur une période de 12 mois consécutifs
(pouvant être à cheval sur deux années) et si
cette activité est relative
- à un ou des chantiers de construction ou travaux publics;
- à un ou des chantiers de montage, installation, mise en
route et exploitation d'ensembles industriels ou à la prospection
ou l'ingénierie de ces ensembles;
- à la prospection, recherche ou extraction de ressources
naturelles du sol, du sous-sol ou de la mer;
- à la prospection de la clientèle conditionnant
réellement l'implantation de sociétés Françaises à l'étranger;
- à la restauration des personnels d'un chantier de travaux
publics situé à l'étranger;
L'exonération
partielle
Les suppléments de rémunération (salaires, mais
aussi commissions, primes, indemnités etc...) versés
pour une activité à l'étranger ne sont pas imposables
lorsqu'il est prouvé que ces suppléments ont été versés
précisément pour compenser le fait que l'activité ait été exercée à l'étranger
(même s'il s'agit de missions de courte durée). La part
des salaires que le salarié aurait perçus si l'activité avait été exercée
en France demeure imposable.
Référence : Articles 81 A et 197 C du code général
des impôts.
|
|
|
| |