DRAKKARONLINE : l'Europe, des réponses pratiques aux entreprises de Normandie
Entraves et obstacles à la libre circulation

 
                      1  Politique sociale
                                  2  Délais de paiement
                3  TVA intracommunautaire
             4  Emballages
          5  Marquage CE
       6  Acquis communautaire
    7  Détachement de salariés
 
 


Faîtes connaître votre point de vue sur l'Europe !

La Commission européenne a souhaité ces deux dernières années faire participer le citoyen à l'élaboration des politiques communautaires. La marché unique vient de fêter ses 10 ans ! Mais force est de constater qu'il existe encore des entraves, des obstacles à la libre circulation. La Commission européenne a donc mis en place un mécanisme de remontée d'information en provenance des entreprises. Ce mécanisme fournira des renseignements précieux sur les problèmes pratiques et les soucis que rencontrent les entreprises dans leur positionnement sur le marché unique.

Signalez les entraves et les disfonctionnements auxquels vous êtes confrontés

Obstacles
    Techniques : marquage CE, procédures d'essai et de certification abusives …
    Réglementaires : législations protégeant les consommateurs, douanes …
    Fiscaux : obligations fiscales discriminatoires
Complexité des procédures d'accès aux marchés européens
Discriminations
Pressions commerciales
Application de la réglementation dans votre secteur

L'Euro Info Centre, relais officiel de la Commission européenne se fera l'écho de vos difficultés !

 En vous informant sur les règles applicables à l'intérieur du marché unique
 En vous conseillant sur les procédures de recours
En vous assistant dans vos démarches

Une question ? N'hésitez pas à nous contacter !

Haute-Normandie : geraldine@haute-normandie.cci.fr
Basse-Normandie : eic-fr260@basse-normandie.cci.fr

 
Expertise EIC
Financements européens  /  marquage CE  /  TVA intracommunautaire  /  Législation environnementale  / Commerce électronique  /  Marchés publics
Les cas traités par l'EIC
TVA  /  Politique sociale  /  Marquage CE  /  Protection des consommateurs

 

Consultations ouvertes de la Commission européenne

Titre et description
Activité politique
Groupe cible
Date de clôture
Paiements transfrontaliers
la Commission consulte les consommateurs et les entreprises
Services de paiement
  1. Public
  2. Entreprises
15/02/2004
Fonds propres réglementaires
  1. Public
  2. Entreprises
29/02/2004
Marchés publics
  1. Entreprises
  2. Associations d'entreprises et les organisations non gouvernementales
  3. Avocats
29/02/2004
Dessin communautaire : la Commission consulte sur l'accession au système international de dépôt (Arrangement de La Haye)

 

 
1  Politique sociale
 
La loi applicable au contrat de travail international

Le contrat de travail va être régi, le plus souvent, par la loi du lieu d’exécution habituel du contrat.

Il est néanmoins possible que les parties choisissent une autre loi applicable au contrat de travail. Ce choix ne peut toutefois priver le travailleur des dispositions impératives de la loi du lieu d’exécution habituel du contrat : les périodes maximales de travail et les périodes minimales de repos, la durée minimale des congés annuels payés, les taux de salaire minimal, les conditions de mise à dispositions des travailleurs, la sécurité, la santé et l’hygiène au travail, mesures protectrices applicables aux conditions de travail et d’emploi des femmes enceintes et des femmes venant d’accoucher, des enfants et des jeunes ainsi que l’égalité de traitement entre hommes et femmes. Cette loi est également applicable à défaut de choix.

 
L'emploi des salariés ressortissant des nouveaux Etats membres de l'UE, à l'exception de Chypre et de Malte – les conditions, le contrat de travail, la sécurité sociale

Une personne d’origine étrangère peut être recrutée directement par l’entreprise française sous contrat de travail français. Une telle personne doit être munie d’un titre de séjour et d’une autorisation de travail que l’employeur doit obtenir auprès des autorités compétentes. Ce régime résulte du fait que la France a instauré un régime transitoire qui restreint la libre circulation des travailleurs salariés provenant des pays mentionnés ci-dessus. Le régime de la sécurité sociale est le régime français.

Contrairement à la libre circulation des travailleurs, la libre circulation des services est complète et par conséquent, un salarié ressortissant d'un des nouveaux pays de l'UE peut être détaché dans le cadre de contrat de prestation de services ainsi que dans les opérations de travail temporaire transfrontalières (intérim). Le détachement ne peut être que temporaire – un an avec la possibilité de prolongement d'un an. Le contrat de travail initial est maintenu mais les lois de police françaises en matière des conditions de travail (le SMIC, la durée de travail etc.), s’appliquent à tous les salariés exerçant le contrat de travail, même temporairement, sur le territoire français. Le régime de sécurité sociale est le régime du pays d’origine.

 
Comment calculer, au titre du régime général, la pension retraite d’une personne qui a travaillé dans plusieurs pays de l’Union européenne ?
 

Dans chaque pays où le travailleur a cotisé, son registre est conservé jusqu'à l'âge où la personne peut demander sa retraite. Les droits acquis sont protégés et chaque pays servira une pension correspondant aux périodes d'assurances qui ont été accomplies.

Pour le calcul de la pension, une double opération est effectuée. Elle consiste à comparer :

  • Le montant de la pension calculée uniquement en fonction de la seule carrière en France
  • et un second calcul appelé pension communautaire qui prend en compte toutes les activités dans les pays de l'Espace Economique Européen.

Le retraité recevra le montant le plus élevé.

Quel est le régime applicable pour un contrat de travail passé entre une entreprise belge et un citoyen français ?
 
Un contrat de travail signé avec une société belge qui souhaite embaucher un ressortissant français, sera librement négocié dans le cadre du droit français. Le lieu de travail restant la France le contrat est soumis à la réglementation française en terme de droit du travail.

La forme du contrat de travail la plus utilisée est le contrat à durée indéterminée (CDI). Le contrat est généralement écrit et doit être rédigé en français. Les clauses du contrat sont en principe librement fixées par les parties mais elles ne doivent pas contrevenir au Code du Travail ou à la Convention Collective applicable à l’entreprise.

Le contrat de travail doit impérativement mentionner la rémunération et les fonctions du salarié, la durée et le lieu de travail. Il peut prévoir une période d’essai. La rémunération doit être au moins égale au montant minimal prévu par la convention collective applicable et au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC). Elle peut être complétée par des avantages en nature et un système d’intéressement.

En ce qui concerne la protection sociale, l’employé est soumis au régime français. La société belge devra s'acquitter des charges sociales françaises auprès de l'URSSAF. L’embauche de chaque salarié impose d’effectuer avant leur prise de fonction effective une déclaration unique d’embauche (DUE) adressée à l’URSSAF du lieu d’implantation de l’entreprise. La déclaration peut être effectuée par voie électronique. L’URSSAF procède, à partir de la DUE, à toutes les formalités nécessaires comme l’affiliation du salarié à la sécurité sociale, au régime d’assurance chômage, etc. Les nouveaux salariés sont soumis à une visite médicale obligatoire. Il est possible que le salarié effectue les formalités à la place de l'entreprise.

Pour obtenir les formulaires à remplir auprès de l'URSSAF, ils sont téléchargeables sur Internet à l'adresse suivante : http://www.urssaf.fr

 Délais de paiement
 

Est-il obligatoire de faire référence à la directive 2000/35 dans un contrat ?

 
La directive 2000/35 tend à lutter contre les retards de paiements au sein du marché unique. Ce texte a été transposé en droit français par la loi 2001-420.
Entre co-contractants, il n'est pas obligatoire de faire référence à la directive 2000/35 dans un contrat. Les contractants sont libres de prévoir au sein du contrat des dispositions propres quant aux délais de paiements et aux intérêts de retards. Les dispositions de la directive ne viendront à s'appliquer uniquement que lorsque rien n'est prévu au contrat et qu'il y a litige entre les parties.
 

Comment recouvrir une créance auprès d'un client allemand ?

 
Afin de lutter contre les délais de paiements trop longs au sein du marché unique les instances communautaires ont adopté une directive (directive 2000/35) qui tend à lutter contre ces retards. Ce texte a été transposé en droit français par la loi 2001-420.

Ce texte s'applique à toutes les transactions commerciales si rien n'est prévu au contrat. Ce texte traite de trois aspects essentiels :

  • les intérêts pour les retards de paiement
  • les procédures de recouvrement
  • la réserve de propriété

En ce qui concerne le recouvrement d'une créance en Allemagne. Le créancier a à sa disposition plusieurs procédures. La plus rapide et la plus souple est une procédure proche de la procédure d'injonction de payer française. Le délai pour obtenir un titre exécutoire est de 6 à 8 semaines. La demande doit être faite auprès du tribunal compétent en Allemagne. Pour les entreprises qui n'ont pas leur siège en Allemagne, le tribunal compétent sera le Amtsgericht Schöneberg à Berlin. L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire mais est fortement conseillée.

Afin de vous faire représenter en Allemagne, il est conseillé de prendre contact avec le réseau Eurojuris. Ce réseau permettra d'entrer en contact avec un avocat allemand qui fera les démarches pour votre compte.

Quant aux intérêts de retards, ils sont exigibles de plein droit à l'expiration du 30ème jour suivant la date de réception des marchandises ou d'exécution de la prestation. Le taux applicable est le taux contractuel ou le taux d'intérêt de la banque centrale européenne majoré de 7 points.

 
3  TVA intracommunautaire
 

Comment facturer la TVA pour le montage d'une machine au Royaume-Uni ?


En matière de prestation de service, le principe général de taxation est celui de la taxation dans le pays où le prestataire a établi le siège de son activité économique ou tout du moins un établissement stable grâce auquel la prestation est rendue. Or, deux types de prestations dérogent à ce principe : les prestations matériellement localisables et les prestations immatérielles.

Le montage d'une machine au Royaume-Uni est le cas d'une prestation de service matériellement localisable. Le critère de taxation devient le lieu de localisation du bien meuble. Par conséquent, la facture est établie TTC au taux de TVA anglais.
 

Quelle est la TVA applicable aux ventes de biens via un site Internet ?


Pour la vente de biens, l'entreprise est redevable de la TVA française dans deux cas. Premièrement, lorsque la livraison a lieu sur le territoire français. Et deuxièmement, lorsque la livraison est effectuée en faveur d'un particulier sur le territoire d'un Etat membre de l'Union européenne et que le montant annuel hors taxes des livraisons réalisées à destination de l'Etat dans lequel est situé le client ne dépasse pas un seuil compris entre 35000 et 100000 euros suivant les Etats.

Quand le seuil est dépassé au cours de l'année civile en cours ou précédente, la livraison est taxable dans le pays d'arrivée des biens. Le vendeur doit alors s'y faire identifier afin d'accomplir toutes les formalités déclaratives. Il devra délivrer au client une facture comprenant les mentions requises localement. Quand le seuil n'est pas dépassé, la livraison est taxable dans le pays de départ. Le vendeur doit obligatoirement délivrer une facture à son client conforme à la réglementation de l'Etat de départ.

A l'inverse l'entreprise est exonérée de la TVA dans deux situations. Premièrement, pour les ventes au sein de l'Union effectuées en faveur des entreprises disposant d'un numéro de TVA intracommunautaire et ne bénéficiant pas d'un régime dérogatoire. Le vendeur doit faire figurer sur la facture délivrée à son client le numéro d'identification à la TVA du client et le sien ainsi qu'une mention justifiant l'exonération de la TVA "exonération de TVA française en application des dispositions de l'art 262 ter I du CGI". Et deuxièmement, pour les exonérations effectuées vers un pays tiers. L'entreprise pourra justifier de cette exonération en produisant notamment le Document Administratif Unique (DAU) délivré lors du passage en douanes.
 

Problème de facturation de TVA pour des produits commercialisés par une entreprise française mais fabriqués et livrés en Belgique.

 
Une société française commercialise des produits fabriqués par un fournisseur belge. Ces produits sont ensuite directement acheminés vers les clients belges. Les produits ne quittent pas le territoire belge. Se pose donc le problème de la facturation de la TVA.

Le fournisseur belge doit-il facturer la TVA ?

Ces opérations entrent dans le cadre des acquisitions intracommunautaires. A ce titre, le fournisseur ne doit pas vous facturer de TVA. En effet, dans le cas d'une acquisition intracommunautaire entre deux assujettis à la TVA, la facture doit être établie hors taxe par le vendeur.

La société doit-elle facturer la TVA à ses clients belges ?

La marchandise est revendue à un autre assujetti en Belgique, la facture doit être établie hors taxe. C'est le client qui auto-liquide la TVA en Belgique. Il est important de mentionner sur les factures "TVA à acquitter par le co-contractant".

Quels textes européens sont applicables ?

Le texte de référence est la directive 77/388 ainsi que l'article 269 du Code français général des impôts. Par ailleurs, la directive 77/388 a bien été modifiée en 2002 mais ces modifications concernent la représentation fiscale et n'entrent pas en compte dans le cas présent.

 

Facturation de la TVA dans un contrat de location

 
Une entreprise française a pour projet de passer un contrat de location avec une entreprise italienne pour la mise à disposition d'une machine. Se pose donc la question du paiement de la TVA.

La location de matériels entre dans le cadre général des prestations de services. Au regard de la TVA, ces prestations obéissent à des règles particulières. La taxation dépend de la localisation de la prestation.

Pour les prestations de services, la règle générale est la suivante : la taxation a lieu dans la pays où le prestataire a établi le siège social de son activité. Si le siège social du prestataire est en Italie, l'imposition se fera en Italie.
Or il existe des exceptions à ce principe : pour les "prestations matériellement localisables" et pour les "prestations immatérielles".

Pour les prestations immatérielles, elles sont soumises à la TVA en France si le preneur de la prestation est un assujetti à la TVA en France, quel que soit le lieu d'établissement du prestataire de service. Ce qui signifie que le prestataire européen facture HT et le preneur assujetti en France auto liquide la taxe sur sa déclaration fiscale. Le prestataire indiquera sur la facture "TVA due par le preneur".

La location de matériels entre dans le champs d'application des prestations immatérielles. Dans votre cas, l'entreprise italienne doit facturer HT, charge à l’entreprise française d'auto liquider la TVA sur sa déclaration.

Par ailleurs et à titre d'information, si une entreprise veut récupérer de la TVA en Italie, la demande doit être introduite auprès de l'organisme suivant:
Ufficio IVA di Roma - IV Reparto Rimborsi
Via Canton 10- Zona Torino
00144 Rome – Italie

 

Facturation de la TVA dans le cadre d'une acquisition intracommunautaire pour une entreprise micro BIC.

 
Une entreprise micro BIC, n’est pas assujettie à la TVA. En effet, ce statut assimile l’entreprise à un particulier. Dans le cas d'une acquisition communautaire (achat de marchandises dans un autre pays de l'Union européenne), la facture sera donc établie TTC avec la TVA du pays du vendeur.
 
 Emballages
 

Emballage : le mode d'emploi d'un produit alimentaire est-il obligatoire ?


Les règles applicables au mode d'emploi d'un produit font partie des règles concernant l'étiquetage des produits alimentaires.

Le mode d'emploi est obligatoire lorsque son omission ne permet pas de faire un usage approprié de la denrée et des conditions particulières d'utilisation, notamment les précautions d'emploi.

Tous les produits qui impliquent une préparation avant consommation doivent avoir un mode d'emploi clair et rédigé en français pour le marché français. Il n'est pas nécessaire que le mode d'emploi soit un document séparé. Il peut figurer sur le paquet lui-même.

 

Cosmétiques, quelle information pour le consommateur ?

 

Sur les produits cosmétiques, il existe une réglementation européenne précise sur la composition des produits et l'information à fournir aux consommateurs.
Concernant le volume minimum autorisé à la vente, les entreprises doivent se reporter aux règles applicables en matière d'échantillon. (art L121-35 du code de la consommation et le décret 77-469.

5  Marquage CE
 

Une machine destinée au secteur militaire doit-elle être marquée CE ?

 
Le produit doit respecter les exigences essentielles de plusieurs directives : machine, comptabilité électromagnétique et basse tension. Or, en l'espèce, le produit était un produit militaire et donc il n'y avait pas d'obligation de marquage CE.
 

Portails coulissants : quelle législation applicable ?

 
Concernant la législation, ce produit doit être conforme aux exigences de la directive "Produits de construction" et de la directive "machines". Sur l'aspect normatif, il existe un projet de norme sur les portails automatiques. Il existe également un site sur les produits de construction : www.dpcnet.org
 

Classification d'un spray anti-ronflement dans le cadre des dispositifs médicaux.

 

Ce type de produit est un dispositif médical de classe 2A. Le marquage CE passe par une auto-déclaration accompagnée d'un système complet de qualité. Si l’entreprise souhaite passer par un organisme notifié, le G-Med est l'organisme français habilité à délivrer le marquage CE.
Cet organisme, en tant qu'organisme notifié (0459) au titre des directives européennes "Dispositifs médicaux" 90/385/CEE, 93/42/CEE et 98/79/CEE :

  • donne un avis d'expert pour la classification des dispositifs et la procédure à suivre;
  • délivre les attestations nécessaires au marquage CE;
  • réalise les examens CE de la conception;
  • réalise les examens CE de type;
  • effectue les essais de conformité aux normes européennes harmonisées et autres;
  • effectue les audits du système qualité selon les annexes des directives;
  • procède à l'évaluation des données cliniques en relation avec des experts issus du monde hospitalier;
  • enregistre les certificats CE dans la base de données européenne EUDAMED.
 

Législation relative aux dispositifs médicaux : l'entreprise pose la question de la classification de ses produits.

 
Pour la classification des produits, il vous faut vous reporter à l'annexe IX de la directive 93/42. Cette classification distingue les dispositifs invasifs, les dispositifs implantables, actif ou non actifs etc … Les procédures de marquage CE dépendent de la classification.

De plus, sauf pour certains dispositifs de la classe I, vous devez passer par un organisme notifié pour faire certifier le produit. La liste des organismes notifiés est publiée par la Commission européenne. Le seul organisme notifié français est le G-Med (33 avenue du Général Leclerc – 92260 Fontenay aux Roses)

6  Acquis communautaire
 

Acquis communautaire : la législation communautaire relative à la libre circulation des travailleurs est-t-elle applicable en Suisse ?


Les États dans lesquels le travailleur peut se prévaloir des dispositions des règlements communautaires sont les États membres de l'Union européenne, les trois États membres de l'Espace économique européen : l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège ainsi que la Suisse, conformément à l'annexe I de l'accord sur la libre circulation des personnes faisant partie des sept accords conclus entre l'Union européenne et la Suisse publié par décision du Conseil et de la Commission du 4 avril 2002.

Au regard de cet accord avec la Suisse, il est possible d'embaucher un salarié suisse comme un ressortissant communautaire. Il n'est pas nécessaire de demander une autorisation préalable à l'embauche.
 

La réglementation sur les produits dangereux est-elle applicable dans les Pays Europe Centrale et Orientale ?

 
Au niveau européen, la réglementation relative à l'amiante concerne deux domaines particuliers :
- une directive 1999/77 relative au rapprochement des législations nationales relatives à la limitation de la mise sur le marché et de l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses
- une directive 83/447 relative à la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l'amiante.

La République Tchèque, candidate à l'adhésion, est dans l'obligation d'intégrer ce que l'on appelle l'"acquis communautaire" c'est-à-dire la législation européenne au sein de sa propre réglementation.
Où en est-elle ?

Dans le cadre d'un rapport publié le 9 octobre 2002, la Commission européenne indique que la république Tchèque a adopté, an matière de santé et de sécurité au travail, plusieurs arrêtés pour mettre en œuvre l'acquis communautaire. En ce qui concerne le droit du travail, la totalité de l'acquis a été intégralement transposée.
(chapitre : affaires sociales et emploi)

Au niveau de la sécurité des produits, une loi tchèque de 2001 obligent les producteurs et les distributeurs de garantir que les marchandises introduites sur le marché sont saines. Cette loi prévoit également des structures d'identification des produits dangereux. (chapitre : protection des consommateurs et de la santé)

 

La réglementation sur les produits dangereux est-elle applicable dans les Pays Europe Centrale et Orientale ?

 
Au niveau européen, la réglementation relative à l'amiante concerne deux domaines particuliers :
- une directive 1999/77 relative au rapprochement des législations nationales relatives à la limitation de la mise sur le marché et de l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses
- une directive 83/447 relative à la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l'amiante.

La Hongrie, candidate à l'adhésion, est dans l'obligation d'intégrer ce que l'on appelle l'"acquis communautaire" c'est-à-dire la législation européenne au sein de sa propre réglementation.
Où en est-elle ?

Dans le cadre d'un rapport publié le 9 octobre 2002, la Commission européenne indique que la Hongrie a réalisé beaucoup de progrès, en matière de santé et de sécurité au travail. La quasi-totalité de l'acquis communautaire a été transposée. Cependant ces nouvelles dispositions n'entreront en vigueur qu'au moment de l'adhésion de ce pays à l'UE, c’est-à-dire au 1er mai 2004.(chapitre : affaires sociales et emploi)

5  Détachement de salariés
 

Une entreprise espagnole doit-elle avoir un établissement en France pour faire une prestation de service en France ?


Une entreprise espagnole qui fait une prestation de service en France n'a pas besoin d'avoir un établissement en France. Elle peut détacher des salariés espagnols en France qui restent soumis à la législation espagnole mais les règles sociales minimales françaises s’appliquent au salarié détaché si elles sont plus favorables que celle du pays d’origine. Si l'entreprise espagnole embauche des salariés français, ils seront soumis à la législation française même si l'employeur est localisé en Espagne.
 

Quel est le régime des salariés roumains détachés temporairement en France dans le cadre d'une prestation de service dans le domaine de la construction?


Le détachement des salariés roumains en France est régi par la loi française, la réglementation européenne n'étant pas applicable car la Roumanie ne fait pas partie de l'UE. Les règles applicables au détachement figurent aux articles L 341-5 et D 341-5 à D 341-5-15 du code de travail.

Le contrat de travail initial est maintenu mais les règles françaises de l'ordre public (le SMIC, les congés payés, le repos, les 35 heures etc.) s'appliquent comme s'il s'agissait d'un salarié français. Les salariés détachés sont maintenus sous la protection sociale de leur pays d'origine (décret n° 78-299 du 24 février 1978 portant publication de la convention sur la sécurité sociale entre la France et la Roumanie). Les salariés détachés doivent être munis d'une autorisation de travail.
 

A partir de quand un travailleur détaché est-il imposable au Royaume-Uni ?

 

Les personnes conservant leur domicile fiscal en France sont en principe imposables en France sur l'ensemble de leurs revenus mondiaux (y compris à la CSG et à la CRDS). Cependant les salariés fiscalement domiciliés en France mais détachés à l'étranger par un employeur établi en France peuvent bénéficier de mesures exonérant en partie ou totalement leurs salaires.

 L'exonération totale

Les salaires versés pour rémunérer l'activité à l'étranger sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu en France

  • s'ils sont soumis à l'étranger à un impôt sur le revenu égal au moins au deux tiers de l'impôt auquel il seraient soumis en France;

    ou

  • si ces salaires sont versés pour rémunérer une activité ayant duré plus de 183 jours (période dans laquelle sont inclus les congés payés, les congés maladie ou accident du travail, les récupérations de congés) sur une période de 12 mois consécutifs (pouvant être à cheval sur deux années) et si cette activité est relative
    • à un ou des chantiers de construction ou travaux publics;
    • à un ou des chantiers de montage, installation, mise en route et exploitation d'ensembles industriels ou à la prospection ou l'ingénierie de ces ensembles;
    • à la prospection, recherche ou extraction de ressources naturelles du sol, du sous-sol ou de la mer;
    • à la prospection de la clientèle conditionnant réellement l'implantation de sociétés Françaises à l'étranger;
    • à la restauration des personnels d'un chantier de travaux publics situé à l'étranger;

 L'exonération partielle

Les suppléments de rémunération (salaires, mais aussi commissions, primes, indemnités etc...) versés pour une activité à l'étranger ne sont pas imposables lorsqu'il est prouvé que ces suppléments ont été versés précisément pour compenser le fait que l'activité ait été exercée à l'étranger (même s'il s'agit de missions de courte durée). La part des salaires que le salarié aurait perçus si l'activité avait été exercée en France demeure imposable.

Référence : Articles 81 A et 197 C du code général des impôts.

 


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