Rediffusion de l’article du 12/04/2010
« Renforcer l’attractivité économique du territoire est l’une des priorités de la CREA. Elle participe notamment à des actions permettant aux entreprises d’offrir des services de qualité à leurs salariés comme c’est le cas des crèches interentreprises », explique-t-on à la CREA* [1]. « Pour que les entreprises fonctionnement bien, il leur faut des salariés heureux et épanouis. En aucun cas le travail ne doit être destructeur de l’environnement familial » insiste même son président, Laurent Fabius.
Cet avis, les entreprises à l’origine de ces deux créations, n’hésitent pas à le partager. « Il faut avant tout considérer ces crèches comme des outils de gestion des ressources humaines. Outre l’impact positif envers nos collaborateurs, ils valorisent nos zones d’emploi », explique ainsi Christophe Laguerre, président du Club des entreprises des Bords de Seine.

Ouvertes prioritairement aux entreprises voisines (soit près de 600 entreprises), ces crèches ouvertes de 7h à 19h fonctionnent sur un mode de financement « au berceau ». Chaque entreprise cofinance le fonctionnement des places pour leurs salariés. Une place dans la crèche interentreprises Seine-Ouest coûte par exemple 5 400 € par an à l’entreprise. Une dépense qui bénéfice ensuite du crédit d’impôt famille et est déductible de l’impôt société, soit un coût final du berceau à 900 € par an.
« Pour le salarié, le prix d’une place en crèche est voisin de celui d’une structure municipale. Il est déterminé en fonction des revenus et du nombre d’enfants à charge, selon les règles de la Prestation de Service Unique, barème national de CAF (de 0,34€ à 2,74€ l’heure en 2010) », précise la CREA.
Si la crèche des Bords de Seine de Saint-Etienne-du-Rouvray est installée dans un immeuble existant entièrement réhabilité (700 000 €), sa cousine de Petit-Quevilly (construction neuve) s’inscrit dans une démarche Haute Qualité Environnementale : construction en bois à énergie positive, géothermie, apport solaire photovoltaïque, récupération des eaux de pluie… D’un investissement total de 2 millions d’euros, cette construction bénéficie d’un financement à hauteur de 33 % par l’Association Liberty « Alliance Seine-Ouest », 24 % Feder, 20 % département, 20% CAF, 1,5 % Région et 1,5% ADEME au titre de la démarche HQE. A terme 30 emplois seront créés : 18 à Petit-Quevilly et 12 à Saint-Etienne-du-Rouvray.

[1] Sur ce dossier, c’est en effet la CREA qui a pris en charge l’étude de faisabilité et qui a sollicité des fonds Feder au titre de sa compétence « Développement Economique ».
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