La députée européenne, Estelle Grelier, et le maire de Fécamp, Patrick Jeanne, ne décolèrent pas après avoir découvert lors d’une visite à Brême (Allemagne) que l’Etat français avait décidé « sans concertation et sans les informer » de proposer en espace Natura 2000 une large zone située au large de Fécamp ce qui remettrait en cause le projet d’un complexe éolien offshore que défendent les élus depuis de nombreux mois.
Récemment les deux élus ont rencontré à leur siège social de Brême les représentants de la société WPD afin de faire le point sur cet important projet de 50 éoliennes d’une puissance de 300 MW au large de la cité des Terre Neuva. C’est lors de cette visite qu’ils ont découvert que la société PWD disposait de cartes portant sur le zonage Natura 2000. « Nous ne pouvons cacher notre profonde déception, pour ne pas dire plus, de n’avoir pas eu connaissance de cette cartographie. Nous aurions ainsi évité de découvrir en Allemagne le zonage Natura 2000 et éolien devant Fécamp » ont écrit sèchement Estelle Grelier et Patrick Jeanne au préfet de Région Haute-Normandie qui a transmis les documents à WPD mais pas aux élus fécampois. Ces derniers ont le sentiment d’avoir été « volontairement écartés » par le préfet.
Des cartes signées du ministre de l’Ecologie, du ministre de la Défense et de la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, définissent une bande de protection spéciale de 12 milles au large des côtes de Seine-Maritime de l’amont de la digue d’Antifer à Saint-Valéry-en-Caux et qui chevauchent sans ambiguïté le site proposé par la société WPD. En revanche, le parc autorisé de 21 éoliennes d’une puissance 105 MW présenté par Enertrag bénéficie d’une fenêtre “non Natura 2000“ au large de Paluel. À Brème, les Fécampois ont été à nouveau convaincus que l’éolien offshore était un facteur de développement économique et industriel en visitant une plateforme logistique qui emploie des centaines de personnes pour la conception et l’assemblage d’éoliennes.
« Nous n’accepterons pas d’être mis à l’écart de ces perspectives de développement et de reconversion de notre bassin économique, comme le zonage Natura 2000 semble l’indiquer ». Tout en rappelant que le retard par rapport aux pays voisins qui ont investi massivement ne « pourra être rattrapé qu’avec la volonté de faciliter l’implantation de projets sur les côtes françaises », la députée européenne et le maire considèrent que Fécamp doit être un pôle d’excellence « éoliennes sur terre, en mer, centrale photovoltaïque, plateforme technologique avec l’université du Havre, licence professionnelle : les projets ne manquent pas ».
Ils jugent « profondément injuste » la concentration au large de Fécamp de toutes les contraintes liées à Natura 2000 pour selon eux « faciliter les projets sur les autres points de la côte », Le Havre, Antifer, Veulettes, Dieppe, ou encore Le Tréport ardemment défendu par le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, candidat aux régionales, Estelle Grelier et Patrick Jeanne ont décidé de saisir la Commission européenne.
TPE/PME - un nouvel espace dédié sur le site de la CCI du Havre
Site d’information sur l’EIRL (Entreprise individuelle à responsabilité limitée) - Le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et l’Ordre des experts-comptables ont ouvert un site d’information sur l’EIRL (Entreprise (...)