Dans son bilan annuel, l’association pointe cependant des pollutions persistantes en région notamment par les particules ou par le dioxyde d’azote avec pour source prédominante le trafic automobile. Afin d’infléchir les courbes de pollutions Air Normand veut stimuler l’adoption par chacun de gestes éco-responsables dans les entreprises et collectivités (bilan carbone, plan de déplacement entreprise pour les trajets domicile travail).
Déjà annoncée l’an dernier, la baisse des niveaux de dioxyde de souffre s’est affirmée en 2009 au point de faire passer tous les voyants au vert (13 procédures d’alerte en 2008, une en 2009). C’est une 1ère dans une région comptant parmi les plus gros émetteurs de SO2 de France (raffinage et centrale thermique).
« Les industriels ont rempli les engagements qu’ils avaient pris lors de la mise en place des Plans de Protections de l’Atmosphère signés en 2005 », a souligné le président. En comparaison avec 2008, les moyennes affichées sont de -31% en région havraise (-50% au centre ville et à Sainte-Adresse) et de -24% sur l’agglomération rouennaise.
« C’est un événement,,, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pollution », tempère le président par ailleurs conseiller général (PS) de Grand-Couronne et maire de Petit-Couronne, là où les rejets en SO2 de la raffinerie Petroplus sont d’environ « 20 tonnes par an contre 90 à 100 tonnes il y a quelques années ».
Sur le front de la lutte contre les particules l’enthousiasme est plus modéré. « On n’est pas extrêmement performant » reconnaît Air Normand tout en notant que le nombre de jours de dépassement de la valeur critique d’alerte (33 jours en Haute-Normandie) est inférieur à la norme européenne de 35 jours. Les activités saisonnières comme le chauffage notamment au bois ou certains amendements agricoles tirent les résultats vers le bas.
Entre 30 et 40% des particules identifiées proviennent des imbrûlés issus de biomasse contre 10% d’émissions de véhicules. Ce sont les particules qui deviennent la cause principale des indices “médiocres“ à “mauvais“ pour la qualité de l’air. Avec un été 2009 assez fluctuant les pollutions liées à l’ozone ont été restreinte. Le constat n’est pas le même en revanche pour la présence de dioxyde d’azote (NO2) près des secteurs où le trafic automobile est intense.
Le “non respect de la valeur limite“ est très présent dans le cœur des grandes villes. En dehors des agglomérations, Air Normand a disposé en 2009 et pour la première fois 27 points de mesures dans des endroits où le trafic journalier est supérieur à 15.000 véhicules et où la population est supérieure à 2.000 habitants.
Cinq sites dépassent les normes ; Barentin gare, Dieppe Av Gambetta, Pont de l’Arche rue du Général de Gaulle, Elbeuf rue Jean Jaurés et Vernon rue Pierre Bonnard.
Au moins deux mesures phares vont guider les travaux d’Air normand en 2010. En collaboration avec le Certam, l’université de Rouen et l’Inserm, une première étude en 2009 des poussières liées aux déchargements des bateaux de céréales dans le port de Rouen et portant sur les teneurs résiduelles en pesticides levures et moisissures va être complétée par une étude des bactéries relevées dans ces rejets. L’évaluation de leur impact sur la santé (allergies) sera rendu public au 1er semestre.
Dans un tout autre domaine, depuis la rentrée Air Normand participe à une campagne d’analyses de l’air ambiant dans des écoles et crèches à Pont-Audemer, Gonfreville-l’Orcher, Saint Romain-de-Colbosc, Rouen et Elbeuf. Y sont mesurées les teneurs en benzène, température, formaldéhyde et dioxyde carbone. Des préconisations sont attendues en matière de choix des matériaux, fournitures et type de ventilation ou encore de l’usage des produits d’entretiens.
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