L’implantation d’une unité de traitement d’engrais chimiques sur le port de Dieppe met en émoi la ville et provoquent des dissensions au sein de la majorité municipale entre le maire communiste et ses partenaires socialistes. La droite locale en profite.
Le projet déposé par la société russe Uralchem consiste à installer dans l’arrière-port une unité de transformation d’engrais sec importés par navire en engrais liquide qui créerait entre 30 et 40 emplois. La DREAL (ex-DRIRE) doit donner son aval à une telle implantation soutenue par le maire Sébastien Jumel mais à laquelle s’oppose vigoureusement les élus socialistes de la ville, la député PS Sandrine Hurel ainsi que les élus UMP et Nouveau Centre du conseil municipal.
Ils considèrent que ce choix industriel est en totale contradiction avec le programme de développement urbain “Dieppe-Sud“ qui prévoit des logements, des bureaux et des espaces publics. Les Verts ont adopté une position similaire.
Une crainte que ne partage pas le maire de Dieppe qui parie en revanche sur un accroissement des trafics pour le port et la création d’emplois.
Le PS local a été à l’initiative d’une enquête par internet et par bulletin traditionnel à laquelle 914 personnes ont participé, qui a donné une large majorité de “non“ à 69,80%.
A droite, le conseiller municipal et conseiller régional, Jean Bazin, enfonce le clou contre le maire. Il vient de lui adresser un courrier en soulignant qu’il ne dispose plus d’une « majorité cohérente et solide » et demande l’organisation d’un « référendum d’initiative locale » sur l’installation d’Uralchem.
Congrès BEAUTÉ & PACKAGING - les 17 et 18 mars 2010 à Louviers (Eure)