Evénement de taille vendredi dernier sur la Commune de Rambouillet. Devant près d’une centaine de chefs d’entreprise, tous membres de la Cosmetic Valley, une vingtaine d’entreprises pionnières se sont engagées dans une démarche en faveur du développement durable. « L’éco-responsabilité est une valeur montante qui permettra à nos entreprises d’afficher demain une vraie différence sur le marché mondial », a ainsi précisé Jean-Luc Ansel, directeur général de la Cosmetic Valley. Une démarche déjà intégrée par ces entreprises au travers de leur adhésion à un pôle de compétitivité. « La crise donne sa pleine dimension aux mécanismes des pôles. L’investissement réalisé en faveur de la recherche des universités et des entreprises sont des ferments qui permettront de mieux sortir de la crise », a pour sa part tenu à préciser Alban Muller, président de la Cosmetic Valley.
Conscient des enjeux de demain, voilà maintenant 2 ans que le pôle travaille sur la rédaction de cette charte. Un document souhaité avant tout comme une démarche collaborative et non comme un référentiel de plus pour les entreprises. Quatre volets articulent cette charte : l’environnement (énergie, déchets, transport,…), l’offre produits (innocuité, écotoxicité, bioaccumulations,…), la démarche de progrès continu et les relations sociétales (commerce équitable, valorisation des ressources humaines, mécénat,…). Particularité de la démarche, elle concerne directement le site d’activité et non un organisme pour l’ensemble de ses sites. Matérialisée par l’attribution d’une pivoine, la démarche est évolutive dans le sens où le nombre de pivoines correspond certes à des exigences de qualité, mais aussi au respect et à la mise en place des préconisations des audits précédents. Enfin, toujours dans le cadre de cette charte, la Cosmetic Valley a entamé une démarche de fédération de ses membres autour d’un projet de création d’un puits de carbone [1]

Dans les faits, la mise en œuvre d’une telle politique se traduit par des chiffres impressionnants. Ainsi, chez Shiseido, les emballages des échantillons ont été repensés et adaptés à la petite taille des flacons. « Rien qu’en intervenant sur ce qui pourrait passer pour de l’anecdotique, nous avons réalisé un gain de 3 000 palettes, soit l’équivalent de 60 camions par an », explique Daniel Guillermin, Pdg de Shiseido France. A Val-de-Reuil, l’entreprise IPack, spécialisée dans l’ingénierie plastique, a fait le choix du 100 % recyclable.
« Toutes nos matières premières sont recyclées soit en interne, soit en externe, dans leur intégralité », insiste pour sa part François Noblet, représentant de l’entreprise. A Verneuil-sur-Avre, c’est cette fois-ci Indigo by Valois (division « small promotionnel » du groupe Valois) qui s’est lancé dans l’aventure de l’éco-responsabilité avec la mise sur le marché d’un pulvérisateur qui ne comporte plus que 6 composants contre 12 auparavant. Là aussi les chiffres parlent d’eux même : un gain de poids de 30 % qui se répercute sur les coûts de transports et une baisse de 70 % des coûts de fabrication.
La Cosmetic Valley en chiffres
470 entreprises dont 80 % de PME et une dizaine de grandes marques de luxe, 45 000 emplois, 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit plus de 60% du chiffre d’affaires global de l’industrie française de la Beauté qui est aujourd’hui le 2ème contributeur au solde commercial de la France après l’aviation, 5 universités, 188 laboratoires de recherche publics, 7 200 chercheurs, 136 établissements de formation, 33 projets de recherche collaboratifs labellisés (68 millions d’euros).
Le Protocole de Kyoto permet également aux états d’affecter à leurs entreprises des quotas d’émission de gaz à effet de serre. Ces droits à polluer sont négociables à la Bourse du carbone : les entreprises qui réduisent leurs rejets plus que nécessaires peuvent revendre leurs excédents. Et celles qui ne sont pas mesure de respecter leurs quotas peuvent acheter des droits à polluer compensatoires sous forme de puits de carbone, avec mise en place de reconstruction de forêts en Afrique ou en Amérique du Sud. A l’instar de PEUGEOT en Amazonie, ou de la ville de Bruxelles en République Démocratique du Congo, les entreprises et collectivités peuvent ainsi aujourd’hui s’engager dans la création de puits de carbone.
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[1] Au sens large, un puits de carbone est un réservoir, naturel, ou artificiel de carbone qui absorbe le carbone de l’atmosphère et donc contribue à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique. Les deux principaux puits de carbone sont aujourd’hui la forêt et l’Océan. A l’état vivant, l’arbre est en quelque sorte un « dépollueur ». En effet, il construit ses fibres de bois, ses feuilles, écorce et résine en absorbant par photosynthèse le gaz carbonique. biologique à Madagascar.
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