« Notre raison d’être est d’ « exprimer le potentiel des plantes ». Mais au travers de nos productions, nous sommes un acteur majeur en matière de denrées alimentaires et d’agro-carburants », explique en guise de préambule Yann Lagadeuc. En effet, l’activité de Syngenta, essentiellement organisée autour de 3 grands secteurs [1], est de permettre à l’agriculture mondiale de répondre aux besoins d’aujourd’hui et d’appréhender les défis de demain avec sérénité. « Les données du problème sont simples : l’agriculture doit nourrir une population mondiale en constante évolution (6,5 milliards en 2005 / 8 milliards en 2030). En revanche les terres disponibles ne sont pas extensibles. Il faut donc se doter de moyens permettant d’obtenir la meilleure rentabilité possible ». Ainsi la population nourrie à l’hectare était-elle de 2 personnes en 1960, de 4 personnes en 2005 et devrait passer à 5 en 2030.
Un enjeu de taille lorsque l’on sait que ces estimations ne tiennent pas comptent des besoins en agro-carburants et qu’à ce jour, près de 40 % de la nourriture mondiale n’existerait pas sans les produits de protection des plantes (herbicides, insecticides, protection des semences…).
Afin de répondre à cette problématique, le groupe emploie près de 4 000 chercheurs de par le monde et a consacré sur la seule année 2008, 1 milliard de dollars en R&D. Un investissement réalisé dans le cadre d’une vision à long terme. « Il faut compter 8 à 10 ans pour mettre un produit sur le marché. En matière de biotechnologie, nous ne pouvons pas nous permettre d’aller trop vite et de proposer un produit vicié à nos clients », explique Yann Lagadeuc. L’entreprise doit en effet procéder à une « évaluation des risques », tant sur le plan de la santé humaine qu’au niveau environnemental, étape qui, à elle seule, dure de 2 à 4 années.
Pour Syngenta, si Saint-Pierre-la-Garenne est également une plate-forme de distribution des produits de la marque sur l’ensemble du territoire français, l’usine de l’Eure est et demeure avant tout un site de production. « Nous fabriquons ici l’un des produits phares de la marque : le Thiovit », détaille le directeur du site. Ce fongicide qui sert à lutter contre l’oïdium (également appelé maladie du blanc) est l’illustration-même de la R&D Syngeta. « Il s’agit d’un produit que nous pourrions produire sous forme de farine, mais son utilisation serait alors nuisible à l’environnement et à l’humain car génératrice de poussières. Après études, nous avons investi sur un procédé permettant la réalisation de pépites ». Il s’agit d’un procédé se rapprochant de la lyophilisation, permettant à l’emploi une dissolution facile dans l’eau ainsi que l’élimination de poussières lors de la préparation de la bouillie. Un fongicide de surcroît utilisable en culture biologique et dont Saint-Pierre-la-Garenne produit chaque année 35 000 tonnes.
Les produits de Syngenta protègent les pommes de terre utilisées pour fabriquer 1 300 000 tonnes de frites chaque année.
1 tomate sur 7 dans le monde est issue des variétés de Syngenta.
4 millions de tonnes de coton sont produites grâce aux solutions en protection des plantes (équivalant de 20 milliards de T-Shirts/an).
En 2007, le marché total de l’agro-industrie a représenté 60 milliards $ dont 56 % consacrés à la protection des plantes.
Depuis 4 ans, 55 personnes ont été recrutées en CDI sur le site de l’Eure. Embauches qui devraient se poursuivre avec un programme d’investissement sur l’outil de production prévu sur la période 2009-2010
[1] Les trois secteurs d’activité de Syngenta : Protection des plantes (herbicides sélectifs, herbicides non sélectifs, fongicides, insecticides, protection des semences, produits professionnels), Semences (maïs et soja, grandes cultures, légumes), Espaces verts & jardins (fleurs, terreau, produits de protection, gazon & jardins d’agréments).
Filière Emballage et International - le mardi 16 mars 2010 à Evreux dans le cadre des Break Fast CCI International Normandie
Les Emplois en Seine - les jeudi 11 et vendredi 12 mars 2010 au Parc Expo de la CREA