Pour Unibail-Rodamco, société du CAC-40 qui a investi quelque 110 M€ (dont 2 M€ de foncier) dans ce projet, la bonne nouvelle a été l’attractivité de Rouen pour les enseignes nouvelles. Dans un contexte économique déprimé, « avoir commercialisé à 100%, c’est l’annonce d’un succès », prédit Jean-Marie Tritant, directeur général des centres commerciaux chez Unibail déjà propriétaire à Rouen du centre commercial Saint-Sever sur la rive gauche (50.000 m2 dont un hyper Leclerc) tombée dans son escarcelle à l’occasion de la fusion avec Rodamco en 2007. Avec les Docks et Saint-Sever, le groupe devient donc un acteur majeur de l’économie rouennaise avec près de 90.000 m2 de surface commerciale.
Situés en bord de Seine sur la rive droite, au pied du nouveau pont Gustave-Flaubert, les Docks-76 ont pour vocation de ramener vers Rouen, une population qui est attirée vers les centres commerciaux de périphérie avec une offre commerciale essentiellement axée sur les loisirs, la mode, l’équipement de la maison, la beauté et la santé… Les Normands qui en étaient jusqu’ici privés, vont avoir le bonheur de faire leurs emplettes dans des enseignes qui, dit-on, n’avaient guère dépassé le périphérique parisien : « New Look, Le Temps des Cerises, Résonances, Sprint… vont créer la curiosité des Rouennais » assure Jean-Marie Tritant. Ce sera carrément « le shopping plaisir dans un lieu synonyme de la qualité de vie rouennaise, ouvert à un public très large, tendance et moderne ! »
Présent sur les deux rives de la Seine, Unibail-Rodamco veut croire à la bonne concurrence avec le centre historique de Rouen, à très forte densité commerciale qu’une enquête FISAC vient de classer 8ème centre commercial de France “à ciel ouvert“ (800 M€ de chiffre d’affaires). Premier argument : « Nous permettons à des enseignes de rester à Rouen. Le risque, c’était qu’elles quittent le centre ville par manque de grand volume », explique Jean-Marie Tritant. Exemple : Virgin Mégastore qui va quitter les abords de la place du Vieux-Marché pour s’installer aux Docks. Pour l’enseigne du groupe Lagardère, « c’était ça ou partir de Rouen ».
Second argument : les Docks-76 sont parties intégrantes de la reconquête des quartiers ouest, des friches portuaires et commerciales. Le projet urbain est beaucoup plus large que le seul centre commercial puisqu’il accompagne le développement du quartier de logements et bureaux de la ZAC de la Lucilinne, avec les quais de Seine réaménagés comme lien avec le centre historique. Il bénéficiera aussi à partir de 2012 du palais des sports de 6.000 places, construit par l’agglomération de Rouen qui a dû le déplacer de 200 mètres pour laisser la place… au centre commercial. Avec un surcoût foncier de plus de 10 M€ payés par les contribuables !
Bien desservis par les transports en commun, avec des accès routiers plutôt aisés à l’échelle de l’agglomération de Rouen, le centre commercial des Docks veut séduire une zone de chalandise de quelque 700.000 habitants (30 km autour de la ville de Rouen). Six millions de visiteurs y sont attendus chaque année. A Rouen, Unibail-Rodamco pense à demain : le quartier de la future gare régionale Saint-Sever, rive gauche, à un jet de pierre du centre commercial du même nom. Un projet qui fait rêver Jean-Marie Tritant !
Complément d’information avec Frédérique Poulet, en charge de la commercialisation des nouveaux projets chez Unibail-Rodamco
1/ Le positionnement des Docks 76
2/ Docks 76 : lieu de tradition et de modernité
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Les Emplois en Seine - les jeudi 11 et vendredi 12 mars 2010 au Parc Expo de la CREA