Le gouvernement juge la situation de l’usine pharmaceutique de GlaxoSmithKline à Evreux (Eure) "très préoccupante" et va travailler à une reprise partielle de l’activité supprimée avec les salariés intéressés, a annoncé mercredi le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Luc Chatel.
Le groupe britannique (GSK) a annoncé près de 850 suppressions d’emploi en France.
A Evreux, où il s’est installé avec l’aide financière de la ville, du département et de la région, près de la moitié du personnel est licencié sur trois ans, dont une centaine de chercheurs et techniciens employés sur un projet de traitement anti-asthmatique.
"Ces suppressions d’emploi, c’est difficile, mais le gouvernement est pleinement mobilisé à vos côtés pour tenter de trouver une issue à cette situation très préoccupante", a déclaré à l’Assemblée nationale M. Chatel, en réponse à une question du député UMP Jean-Pierre Nicolas (Eure).
Ce dernier a évoqué "le séisme" pour son bassin d’emploi, déjà frappé par la crise pénalisant de nombreux sous-traitants automobile.
Selon M. Chatel, il y a "un point certes difficile à entendre compte tenu des restructurations" mais néanmoins "important", à savoir que "le groupe a confirmé que le site d’Evreux ne fermerait pas".
"Nous allons travailler avc mon équipe à Bercy pour tenter de mettre en oeuvre une reprise d’activité partielle avec les salariés qui le souhaiteraient", a-t-il ajouté, en précisant que GlaxoSmithKline était "ouvert".
Un autre député de l’Eure, le socialiste François Loncle, a jugé que les salariés de Glaxo ne pouvaient qu’être "interloqués, stupéfaits par la réponse du gouvernement".
"Ce sont 800 professionnels de grande compétence jetés à la rue, 800 familles dans l’angoisse et le désarroi (…). Qu’allez-vous faire pour empêcher cela, alors que vous n’avez pour toute réponse que le site ne fermera pas", a-t-il lancé.
"L’augmentation du chômage dans toutes nos régions est dramatique, nous assistons à un déferlement de licenciements, et vous semblez minimiser la rapidité de la dégradation et l’ampleur des conséquences sociales", a-t-il dit.
M. Chatel a repris la parole, sous un concert de huées à gauche, pour se défendre de sous-estimer la crise, et rétorquer que "ce dont notre pays a besoin, c’est d’abord un chef qui tienne le cap et une opposition responsable, qui fasse des propositions et cède moins aux relents de l’extrême gauche".
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