Les patrons et syndicats des salariés de l’ameublement en Basse-Normandie ont signé un accord prévoyant la fermeture de leurs magasins 47 dimanche sur 52, malgré la loi permettant à leur secteur d’ouvrir quand ils veulent, a-t-on appris auprès d’un des patrons concernés.
"L’ouverture le dimanche n’est pas rentable en province. Pour avoir du monde il faut organiser des offres promotionnelles, ça coûte cher et tous les dimanche c’est pas possible", a estimé Jean-Pierre Catherine, président de la chambre régionale d’ameublement et d’équipement de la maison (Craem).
L’accord a été signé lundi dernier, selon M. Catherine.
"N’importe qui connaît la réalité d’un magasin sait que ce n’est pas comme ça qu’on va donner du pouvoir d’achat aux gens", pense ce responsable de la Craem de Basse-Normandie qui représente 178 établissements employant 1.300 salariés.
La loi Chatel qui libéralise depuis le 4 janvier les jours d’ouverture de ce secteur "a été votée sous la pression de quelques grosses enseignes, proche du pouvoir", juge M. Catherine.
Le président de la Craem a écrit aux préfets des trois départements bas-normands pour leur demander de prendre les arrêtés correspondant à cet accord.
Selon lui d’autres régions préparent des accords similaires.
Le gouvernement avait annoncé mardi le report de l’examen de son texte controversé sur le travail dominical, programmé jeudi à l’Assemblée nationale, officiellement en raison de "l’obstruction" de la gauche contre le projet de loi sur l’audiovisuel public. La proposition de loi sur le travail le dimanche a finalement été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale de demain, si le débat sur l’audiovisuel est terminé d’ici là.
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